Le poste-frontière de Dehiba, point de passage entre la Libye et la Tunisie, a été le théâtre de nouveaux affrontements entre insurgés libyens et partisans de Mouammar Kaddafi. Ces derniers auraient repris l’avantage.
Des combats entre insurgés et loyalistes libyens ont eu lieu jeudi 28 avril dans l’après-midi au poste-frontière tuniso-libyen de Dehiba, des deux côtés de la ligne de démarcation, selon une source militaire occidentale. Les partisans de Mouammar Kaddafi semblaient avoir repris le dessus à l’issue des combats.
D’après un témoin tunisien, responsable de la Maison des jeunes de Dehiba, des projectiles sont tombés près des maison, les enfants ont dû quitter l’école et les habitants restaient terrés chez eux. Il a rapporté que des tirs s’étaient produits entre 14h30 et 15h00 (13h30 et 14h00 GMT).
La situation demeure confuse et une source militaire occidentale a indiqué que des soldats tunisiens étaient « impliqués », précise l’AFP qui ne donne pas plus de détails. Sans doute l’armée tunisienne essaie-t-elle d’interdire son territoire aux combattants.
Le poste-frontière de Dehiba avait été pris côté libyen le 21 avril à l’aube, par des insurgés en lutte contre le régime de Tripoli. Plusieurs soldats pro-Kaddafi avaient été tués et d’autres s’étaient réfugiés du côté tunisien.
La ville de Wezen aux mains de l’armée libyenne
Wezen, localité libyenne toute proche du poste-frontière, aurait elle aussi été reprise par les partisans de Mouammar Kaddafi, ont indiqué des insurgés. Les loyalistes seraient entrés dans la ville avec une dizaine de véhicules, a précisé la même source.
Ces affrontements ont terrorisé les habitants et les familles libyennes réfugiées en Tunisie, a précisé l’agence de presse tunisienne TAP. Depuis une semaine les combats entre insurgés et loyalistes pro-Kaddafi ont redoublé d’intensité dans l’ouest du pays.
La rébellion contrôle Nalout, dernière grande ville avant le poste-frontière de Dehiba et une route menant de la frontière jusqu’à Zenten, malgré les efforts des forces loyalistes pour couper les communications entre ces villes acquises à la rébellion. (avec AFP)
- La noticia en Jeune Afrique